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To Bangkok Conference programme

65th IFLA Council and General
Conference

Bangkok, Thailand,
August 20 - August 28, 1999


Code Number: 127-83-F
Division Number: V
Professional Group: Government Information and Official Publications
Joint Meeting with: -
Meeting Number: 83
Simultaneous Interpretation:   No

Les données publiques et l'information sur les données publiques en Asie du sud-est : une ère nouvelle ? Aperçu général

Ch'ng Kim See1
Directeur de la bibliothèque de l'ISEAS
(Institute of Southeast Asian Studies),
Singapour


Paper

INTRODUCTION

La littérature la plus récente publiée sur l'information publique et les publications officielles a) d'Asie du sud-est figure dans le Guide des publications des pays étrangers (deuxième édition, 1997) et les Sources d'information sur les publications officielles (1997). Ces deux ouvrages couvrent surtout les sources imprimées et mentionnent rarement - voire jamais - les sources électroniques qui seront également examinées dans cette communication.

APERÇU GENERAL

Les développements politiques, économiques et sociaux en Asie du sud-est sont si divers dans les dix pays concernés2 qu'ils couvrent tout le spectre des positions définies dans " l'index du développement des sociétés humaines " b) des Nations Unies : les pays sous-développés (ceux qui sont tout au bas de l'échelle, ceux qui sont moins développés), les pays en voie de développement et les pays développés. Or, l'état de l'art de leurs données publiques respectives reflète plus ou moins celui cet index proposé par les Nations Unies.

D'un côté, on trouve les membres les plus récents de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations), dans l'ordre, le Myanmar, le Cambodge et le Laos suivis par le Vietnam et le Brunei. A l'autre extrémité, les membres fondateurs de l'ASEAN, dans l'ordre, l'Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et Singapour, classés selon le niveau croissant de "développement ", d'accessibilité, de disponibilité et de transparence respectif de leurs données publiques.

Les quatre nouveaux membres de l'ASEAN

Le Myanmar

Il semble qu'en dépit de son affiliation à l'ASEAN, l'enregistrement des informations publiques et des publications officielles au Myanmar ne se soit pas amélioré. Au contraire, depuis son entrée dans l'ASEAN, on a noté des retards inexplicables dans la parution de certains titres importants comme la Critique des conditions sociales et économiques3, normalement disponible dès le mois d'avril. Il semble qu'il y ait une régression de plus en plus marquée dans ce pays où l'on refuse ou supprime l'accès à l'information publique depuis les années soixante4. La Gazette birmane publiée, auparavant en anglais et en birman, n'est plus publiée qu'en birman depuis 1985. On dispose même de moins d'informations depuis 1996, date où U Than Shwe a été nommé Président du nouveau Conseil d'Etat de la Paix et du développement c) qui a remplacé le Conseil d'Etat juridique et de l'Ordre révolutionnaire d) . Les statistiques annuelles ont un retard de deux à trois ans et les statistiques mensuelles de plusieurs mois.

Le Cambodge et le Laos

Bien avant son entrée à l'ASEAN, le Laos, conscient des exigences de cette organisation en matière de diffusion régulière de données de base dans le domaine social et économique, avait déjà progressivement amélioré l'enregistrement des informations publiques et des publications officielles, surtout en matière de statistiques. Au Cambodge, la situation a quelque peu régressé et peu d'améliorations ont été notées au cours des années d'intérim, depuis les élections supervisées par les Nations Unies en mai 1993, en raison d'une crise politique récente. Mais, avec le retour des Nations Unies, des fondations et des ONG contribuant au développement des infrastructures et de la capacité immobilière, la compilation d'analyses et de statistiques de base, la parution d'informations publiques et de publications officielles devrait retrouver la voie normale.

Vietnam

A côté des indicateurs et des données économiques de base, les Vietnamiens ont publié et distribué bien plus qu'auparavant, surtout en anglais et dans le domaine économique. Mais les données politiques sont, comme d'habitude, rares et il est peu probable d'en obtenir davantage dans un proche avenir, en raison de la nature socialiste du gouvernement. Tous les ministères et tous les services administratifs publient leurs propres informations, sauf les statistiques essentielles et les données économiques, ces dernières étant contrôlées à un niveau central par le Service central des statistiquese).Presque toutes les informations publiées au Vietnam peuvent être considérées comme des informations publiques et des publications officielles, sauf quelques titres mineurs en matière d'art édités par des presses privées.

Les six membres fondateurs de l'ASEAN

Contrairement aux membres récents de l'ASEAN présentés dans le paragraphe précédent, tous les six pays ont des clauses légales de dépôt pour les informations publiques et les publications officielles dans leurs bibliothèques nationales et/ou archives nationales respectives. Néanmoins, presque tous ont été gênés par le manque d'équipement et de personnel de contrôle permettant une collecte efficace toutes leurs données publiques et de leurs publications officielles et ont laissé se développer de manière anarchique des systèmes de contrôle bibliographique opportuns. De nombreuses commissions administratives, surtout des organisations intermédiaires qui peuvent comprendre les ONG (le secteur privé ou des individus) ont ainsi entrepris de travailler sur des thèmes spécifiques, en produisant, par exemple, des nombres limités de rapports qui échappent au réseau dont il serait d'ailleurs difficile de localiser l'autorité responsable afin d'obtenir des exemplaires de ces derniers. En outre, il y a toujours pénurie d'informations publiques et de publications officielles au Brunei. Dans tous ces pays, il n'y a pas de " librairie " administrative centrale ou de mécanisme de contrôle bibliographique exclusif qui pourrait permettre un accès facile et rapide aux informations publiques et aux publications officielles, comme aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Il n'y a pas non plus de politique nationale d'ensemble pour leur archivage en vue de leur conservation et de leur protection.

Indonésie

L'Indonésie étant en pleine mutation et au centre d'une agitation sociale, politique et économique critique, les quelques initiatives dispersées de différents secteurs officiels en matière de documents, qui devaient permettre de publier et de rendre disponible davantage d'informations publiques sous une forme conventionnelle ou sur format électronique, ont été suspendues ou ralenties considérablement. Néanmoins, trait symptomatique de la tendance nationale et de la demande de la population pour une ouverture plus grande dans le cadre d'un processus démocratique, depuis l'an dernier à peu près, on a noté l'apparition de certaines communications issues du secteur public et de publications d'informations officielles significatives que l'on n'avait jamais vu auparavant. L'une des communications les plus importantes a été Le rapport final du " Joint Fact-finding Team " (TGPF) sur les émeutes des 13 au 15 mai 19985, datant d'octobre 1998. Ont suivi tout une série de discours et de déclarations émanant de personnages officiels, du Président, de son porte-parole, des chefs de cabinet, du chef des armées et de divers fonctionnaires. Ils ont le plus souvent été publiés dans les médias, surtout dans la presse papier.

On peut certainement y voir un besoin grandissant d'ouverture en ce qui concerne les informations publiques et les publications officielles durant cette période transitoire. Et certains services administratifs continuent à être actifs dans la production d'informations, surtout pour tout ce qui concerne le processus de démocratisation, comme les élections. Durant la période d'intérim, la mise à disposition des informations publiques et des publications officielles a répondu au défi permanent lancé par une presse et par des média plus libres pour qui les vannes ont été brusquement ouvertes. Si cette situation doit subir un revers après les élections au générales et présidentielles, aujourd'hui imminentes, est une question à laquelle il est difficile de répondre.

Les Philippines et la Thaïlande

Dans ces deux pays, considérés au cours des dernières années comme ayant adopté des démocraties politiques plus proches des modèles occidentaux que ceux qui sont pratiqués en Malaisie ou à Singapour et où la société civile est en train de prendre ce qui apparaît comme devant être des racines profondes et irréversibles, on a noté une multiplication relativement importante d'informations publiques et de publications officielles. Les media, bien plus libres et plus indépendants, surveillent de manière vigilante et appellent à plus de transparence dans les pratiques administratives et les responsabilités qui sont prises. Le résultat est un accès plus facile à un nombre plus important d'informations publiques et de publications officielles. Le secteur assimilé au secteur gouvernemental, plus ouvert et plus compétitif, qui comprend de nombreuses institutions du tertiaire, contribue à accroître le volume d'informations publiques et de publications officielles. Les Philippines sont de loin le pays le prolifique de tous les pays de l'ASEAN.

Malaisie et Singapour

Bien que selon des normes habituelles, les indicateurs de base et essentiels soient à jour et facilement accessibles, que les politiques gouvernementales et les données socio-économiques comprenant des données et des informations scientifiques et techniques soient non sujettes à controverse, qu'elles soient bien documentées et accessibles, certaines informations publiques et certaines publications officielles, surtout dans des domaines perçus comme politiquement sensibles, et parce qu'elles sont gérées par les vestiges législatifs 6 de leur passé colonial et qu'elles conservent peut-être aussi un vernis d'histoires similaires de révoltes communistes et d'agitations raciales7, restent confidentielles. L'absence de liberté de presse et de liberté de parole n'a pas permis d'enquêter davantage sur les informations publiques et les publications officielles de cette nature.

Il est intéressant de signaler cependant que, dans le cadre d'une lutte âpre et récente avec des opposants au parti au pouvoir, le Premier Ministre malais a diffusé toute une série de ce qui peut être considéré comme des " secrets officiels ", telles des listes de noms de Malais privilégiés par des allocations ou des contrats gouvernementaux et des pots de vins commerciaux. Et dans la " confusion " " actuelle du mécontentement politique, face à l'électorat le plus jeune pas préparé à accepter le status quo et fuyant le courant général véhiculé par les media les plus contrôlés par le gouvernement, se tournant au contraire vers les ONG, les bulletins d'information des partis d'opposition et l'Internet, on trouve des indices d'accroissement et de mise à disposition du nombre d'informations publiques dans des domaines tabous. L'exemple le plus flagrant est la publication du rapport de la Commission royale sur l'agression par la police du Premier Ministre congédié. Singapour, pour des raisons totalement différentes, a annoncé récemment une série de mesures destinées à "desserrer " le secteur bancaire, parmi une série impressionnante de mesures destinées à créer une économie plus ouverte et plus compétitive dont l'un des bénéfices en sera une plus grande transparence des secteurs stratégiques et donc une parution plus importante d'informations publiques et de publications officielles. Néanmoins, dans ce qui est estimé comme étant un domaine sensible, certaines données ne seraient pas disponibles, comme la ventilation par pays des travailleurs immigrants étrangers.

LA TECHNOLOGIE DE L'INFORMATION. APPLICATIONS EN MATIERE D'INFORMATIONS PUBLIQUES ET DE PUBLICATIONS ET OFFICIELLES.

Cambodge, Laos, Myanmar, Vietnam

Dans le cas de trois nouveaux membres de l'ASEAN et de l'Indonésie, il y a eu peu d'indices apparent d'une articulation politique vers une mise à disposition et une production supplémentaire d'informations publiques et de publications officielles sur des formats électroniques à la veille du siècle prochain, bien qu'il y eu des augmentations notables, surtout en matière d'informations et de données économiques dans les pays en voie de développement économiques que sont l'Indonésie et le Vietnam. L'accroissement en quantité peut être largement attribué aux exigences des fondations comme la Banque mondiale, le programme de développement des Nations Unies, le Fonds monétaire international et la Fondation Ford et, bien sûr, l'ASEAN pour des données de ce type. Le Vietnam s'y rallie aussi, bien qu'étant un pays socialiste, conscient que le développement économique, surtout dans le secteur commercial et industriel, est tributaire d'une meilleure mise à disposition d'indicateurs et de données essentielles.

Il n'y a pas de site web administratif ou de bases de données électroniques permettant le stockage et la recherche d'informations au Cambodge, au Laos et au Vietnam ; le Myanmar a créé récemment un site web sur son administration et sur son Ministère des Affaires Etrangères mais on n'y trouve qu'une information très générale. Dans ces pays, on note encore une approche prudente en matière de publication d'informations publiques et de publications officielles sur support électronique, tout simplement parce qu'elle permettrait de manière patente une ouverture à l'examen du public et au " dénigrement " potentiel et que l'Etat pourrait perdre ainsi tout contrôle de la situation. Naturellement, le problème du manque de capacité dû à l'absence ou à l'insuffisance de personnel qualifié et de financement est un autre facteur négatif important à souligner. Cependant, il semble que l'on ait une attitude moins crispée8 vers la fourniture d'accès à l'Internet et à la messagerie électronique, sauf au Myanmar qui n'autorise pas les comptes individuels : une agence nommée par l'administration filtre tous les messages et faxe seulement ceux qui sont " sans danger " (pour l'Etat) aux individus, moyennant une redevance annuelle exorbitante.

Indonésie

Malgré l'absence d'un organisme de coordination central ou l'indice d'une politique gouvernementale en matière de technologie de l'information pour le pays, en Indonésie, surtout à Djakarta, plusieurs ministères et services administratifs ont créé des sites web mais fournissent surtout une l'information très générale et des listes d'adresses. Le service des statistiques propose des formats alternatifs sous forme de disquettes à des produits mensuels et à ses autres produits. Les universités, les agences quasi-publiques et quelques services continuent à fournir de l'information sur leurs sites web et certains d'entre eux y ont ajouté les références de leurs nouvelles publications. Cependant, ce ne sont généralement que des sites informationnels non interactifs.

Brunei

Au Brunei, comme pour ses autres programmes nationaux, les objectifs ont été peu ambitieux et le processus de développement a été progressif. Son unique université a un site web ainsi que la plupart des ministères et des services administratifs. Mais ce ne sont que des sites informatifs sans interactivité et sans bases de données bibliographiques ou de texte intégral. Il n'y a pas de base de données du secteur public en ligne, interactive ou de toute autre nature, ni d'ailleurs aucune base de données électronique de tout autre genre, connue.

En septembre 19989, le gouvernement du Brunei a lancé son réseau national à " large bande " pour les technologies de l'information RaGAM21 (Rangkaian Global Aliran Multimedia - Global Multimedia Network System). Le projet de 30 million $US qui doit permettre de relier la population du Brunei au réseau mondial électronique dispose d'un bâtiment pour les infrastructures de télécommunications, le BIIIG (Brunei Info-Communication Infrastructure Interacting Globally). L'objectif final de ce projet englobant toute une série d'autres projets est de permettre au Brunei "de se préparer au nouvel âge du réseau mondial multimédia et au commerce électronique pour promouvoir et sécuriser le rôle et la place du Brunei dans l'économie mondiale du 21e siècle ", ce qui lui permettrait de se raccrocher aux différentes facettes du multimédia : commerce électronique, négoce et tourisme. L'exécution de ce concept étant encore à l'état naissant, il serait intéressant d'observer comment ce programme national pour les technologies de l'information est traduit en matière de mise en valeur des informations publiques et des publications officielles, compte tenu de la nature conservatrice du gouvernement.10

Les quatre membres fondateurs de l'ASEAN

A l'autre bout de l'échelle, quatre11 des cinq membres fondateurs de l'ASEAN ont pris les devants avec leurs "programmes" en matière d'informations publiques et de publications officielles, bien qu'à différents niveaux de profondeur et de rapidité dans leur l'articulation/orientation, le développement et l'exécution de leur politique. Ils se traduisent surtout par la saisie de toutes les opportunités offertes par les développements des technologies de l'information, accompagnées de la mise à disposition plus d'information sur support papier et dans des bases de données électroniques, et des publications plus nombreuses par le biais de leur imprimerie nationale respective, de leurs ministères, de leurs services administratifs et / ou par le biais d'éditeurs commerciaux.

A l'aube d'un nouveau siècle et d'un nouveau millénaire, tous les quatre gouvernements ont clairement porté à la connaissance de tous que l'avantage concurrentiel de leurs pays dépendra d'une économie ouverte étayée par une société fondée sur l'information et la connaissance. Ils ont identifié la technologie de l'information comme étant l'outil primaire stratégique qui mènera la croissance de l'économie. Les implications sont profondes, de fait l'information, plus particulièrement l'information publique, doit être disponible de manière plus importante, plus aisée et les possibilités et le droit de l'usager seront accrus.

Les Philippines et la Thaïlande

Aux Philippines et en Thaïlande, considérées comme ayant adopté des démocraties politiques plus proches des modèles occidentaux qu'en Malaisie et à Singapour, et où la société civile semble avoir pris des racines profondes et irréversibles, il semble qu'il y ait, dans une certaine mesure, une multiplication relativement importante d'informations publiques et de publications officielles. Dans ces pays, les administrations ont commencé, dès le début des années 199012 à incorporer les applications des technologies de l'information dans leur mode de travail en matière de communication intra-service et ont encouragé le développement de produits des technologies de l'information en matière de collecte et de diffusion des informations publiques et des publications officielles, pour répondre aux besoins de l'administration, mais aussi à ceux du public.

Les administrations thai et philippinne ont baptisé leurs plans pour les nouvelles technologies respectivement IT-2000 et NITP13-2000 (pour adopter ultérieurement une nouvelle formulation - IT21 - plus complète). Dans le cadre de ces programmes majeurs complets pour des applications en nouvelles technologies, opérant sur trois fronts et couvant toute la Thaïlande14, l'on incite avec vigueur les agences du secteur public, à tous niveaux, à appliquer les nouvelles technologies à leur mode de travail, à développer des réseaux d'information et des bases de données publiques pour leur propre usage, pour celui du monde commercial et du public en général. Des exemples de plans de l'administration permettant de lancer des bases de données comprenant des informations statistiques, des informations sur les prix agricoles et les services de développement, des données sur l'éducation, la santé publique et les dossiers médicaux, les textes de loi et les règlements, des immatriculations commerciales, des informations sur les marchés et le commerce international, les ressources naturelles, l'énergie, les prévisions météorologiques, le tourisme, le pays, les transports maritimes et aériens, la propriété foncière, etc.15 L'administration thaï a commencé à travailler sur une approche aux objectifs peu ambitieux mais systématiques pour un développement des nouvelles technologies en 1992, mais ce n'est qu'au mois de mai 1997 qu'un budget important pour un développement national de projets en nouvelles technologies (IT Projects for National Development16) a été adopté.

Bien qu'il y ait autant de sites web que d'institutions administratives majeures, la publication d'informations publiques et de publications officielles sur format électronique est encore embryonnaire dans quelques cas, absente dans beaucoup d'autres. Beaucoup de sites web sont informationnels, proposent des informations sur les adresses des différentes organisations, des organigrammes, des résumés des activités menées, ne sont pas reliés entre eux et ne sont pas interactifs. Les institutions quasi-publiques ont fait mieux, comme les institutions tertiaires où se trouvent deux réseaux universitaires THAILINET-M (Thai Academic Library Network) (créé en 1993) et PULINET (Provincial University Libraries Network) (créé en1986) qui ont développé des liens entre les catalogues en lignes de leur bibliothèques (mais uniquement des catalogues de références bibliographiques) parmi d'autres programmes coopératifs. Il existe des projets de fusion des réseaux en ligne pour former un réseau national d'informations devant proposer au moins 30 bases de données de catalogues bibliographiques, des bases de données en texte intégral, des bibliothèques numériques et des système de prêt électronique.

Aux Philippines, les deux " thèmes " du plan stratégique national qui sont ancrés dans la " compétitivité mondiale " et " la prise de pouvoir du peuple " devraient établir " une coopération informelle mais étroite entre l'administration, le secteur commercial et les travailleurs/ONG " ; ils adoptent des cibles de développement accessibles et accroissent au maximum l'usage de l'information, " la plus grande ressource stratégique du 21e siècle qui rendrait le pays capable de répondre aux menaces et aux opportunités du marché mondial "17. Et, parmi les stratégies d'un Plan pour les nouvelles technologies de l'information f) , figurent la "formulation et l'exécution du plan des gestion de l'information publique " et " l'établissement d'un réseau de communication national de gestion de l'information " . En octobre 1997, le calendrier NITP pour le 21e siècle ou IT21 a établi "un calendrier spécifique pour ces objectifs", d'aujourd'hui jusqu'en 2010.18 Plus de 20 million $US ont été investis pour le développement dans tout le pays des infrastructures en nouvelles technologies.

Les ministères et services administratifs philippins sont reliés à un réseau. Plus de cent d'entre eux ont des sites web. La plupart donnent de l'information sur leurs politiques, leur organigrammes, des listes d'adresses et de publications. Le service des statistiques, l'un des prolifiques, fournit des informations utiles sur celles-ci. Certaines bases de données sur les informations publiques et les publications officielles du domaine public ont été développées et sont disponibles sur les sites web, comme les statistiques nationales QuickStats, les indicateurs économiques en ligne (the Economic Indicators Online (EIO) et la liste des votants provenant de la Commission des élections.

Malaisie

La Malaisie a "fait du battage publicitaire " pour son plan de Super Corridor Multimedia (MSC) depuis juin 1997. Au cur du plan de ce concept figure Cyberjaya, une enclave de 750 km2 (15 km sur 50), créée sur le modèle de la Silicon Valley, insérée dans des plantations et la jungle, située entre la future nouvelle capitale administrative de Putrajaya et le nouvel aéroport international de Kuala Lumpur g) . Le projet de super corridor multimédia a été voulu et poursuivi sans aucun compromis par le premier ministre lui-même. Il y a exposé le scénario d'une administration gouvernementale sans papier (électronique) comme étant un composant de base du projet parmi tout une liste d'applications en technologies de l'information19. Le bureau du premier ministre inaugurera le déménagement du gouvernement fédéral à Putrajaya, qui soit être terminé en juin 1999.

Décidé à donner l'exemple, le gouvernement a injecté 1 055 millions US$ dans son septième plan de développement quinquennal (1996-2000) pour les nouvelles technologies et a dépensé plus de 9 million US$ pour former des fonctionnaires, installer des équipements en technologies de l'information et des réseaux pour connecter les ministères et les services administratifs, fournir l'information nécessaire et encourage les administrations d'Etat et locales à faire de même. Le Civil Service Link (CSL) (promu ensuite Portail CSL) est destiné à développer un réseau électronique de communication "sans papier", dont l'administration fédérale serait l'initiatrice. Au centre de tout ceci, une exhortation, plus vive qu'auparavant, à adopter et embrasser les technologies de l'information dans leur travail quotidien et dans la fourniture d'informations, destinée à tous les administrations fédérales et d'Etat. C'est pourquoi, depuis 1996, on assiste à une prolifération de sites web ("277 pages d'accueil") créées par des ministères et des services administratifs. La plupart d'entre eux sont informationnels, peu d'entre eux sont interactifs, et bien moins encore proposent un accès en ligne à des bases de données bibliographiques, factuelles ou textuelles. Et de nombreux sites web n'assurent pas de mise à jour, donnant lieu à de nombreuses critiques, notamment d'attaques acerbes de la presse les baptisant " webs bidons" (New Straits Times, 24 janvier 1999). Et pourtant, des communiqués de presse de certains ministères et des discours de quelques ministres (surtout du Premier ministre) ont été diffusés sur ces sites.

Les universités et quelques entreprises publiques ont fait mieux en donnant des informations à jour, comme Palmolis (Institut malais de recherche sur l'huile de palme) et Sirimlink (Institut de recherche sur les mesures et l'industrie de Malaisie) à présent disponibles moyennant paiement sur leurs sites web respectifs. Masticlink, est une base de données de sciences et technologie malaise appartenant au domaine public disponible, mais payante. De manière générale, mis à part la fourniture de sites web informationnels, de catalogues et de bases de données bibliographiques, beaucoup n'ont pas augmenté de manière sensible la mise à disposition d'informations publiques et de publications officielles.

Singapour

La réponse de Singapour, en juin 1996, au matraquage publicitaire sur les technologies de l'information, est le projet Singapore One20, sous-titré " Un réseau pour tous ", conçu comme plan cadre pour transformer la ville-Etat en une ville " intelligente". Ce plan décennal de développement des technologies de l'information dont le budget pour les infrastructures se monte à 2 milliards US$, est destiné à un réseau complet à large bande reliant tous les bureaux gouvernementaux et commerciaux, comprenant 800 000 foyers reliés à l'épine dorsale qu'est la " National Information Infrastructure " (NII). Comme pour les trois autres pays fortement motivés par les technologies de l'information, ce plan est également poussé et soutenu par l'implication directe du secteur public. Singapour surpasse de loin tous les autres pays puisqu'il est le premier pays au monde à avoir un réseau à large bande national. Et pour souligner la signification stratégique de ce réseau intégré des technologies de l'information mené par le secteur public, un nouveau ministère a été créé récemment - le Ministère des communications et des technologies de l'information h) - qui symbolise naturellement la démonstration d'une volonté politique déterminée et d'une résolution à accélérer le pas et à prendre les devants. Tout le développement des technologies de l'information se maintient sur une voie rapide, malgré la crise asiatique et la récession latente afin de relancer son avantage compétitif au niveau mondial.

Il inutile d'ajouter que tous ses ministères, ses services administratifs, ses entreprises publiques disposent de sites webs informatifs mis à jour. Un bon nombre d'entre eux sont interactifs et proposent des séries impressionnantes de liens et des intranets pour une communication efficace entre fonctionnaires. Beaucoup d'applications administratives, comme la déclaration des impôts sur le revenus, les formulaires d'applications, etc., sont en ligne. Des bases de données en ligne sont accessibles au public, la plupart disponibles sur le web, comprenant la " eGazette " faisant partie des journaux officiels du Gouvernement de Singapour, LawNet instrument de la recherche juridique sur Singapour, de jurisprudence et de d'actes translatifs de propriété, le guichet Singstats fournissant des informations statistiques officielles sur Singapour et Globalink qui fournit de nombreuses bases de données commerciales en ligne, comme la base sur les exportations/importations Singapore trade connection. Toutes ces bases sont payantes, mais quelques unes ne demandent qu'un paiement minime, destiné uniquement à couvrir les frais de base.

UNE NOUVELLE ERE POUR L'INFORMATION PUBLIQUE EN ASIE DU SUD-EST ?

Une disponibilité moins importante d'informations publiques et de publications officielles lorsque l'administration se privatise et adopte le mode de fonctionnement des entreprises

Parallèlement à la reconnaissance par les quatre membres fondateurs de l'ASEAN que le nouveau millénaire introduira un nouvel Age de l'information, il y a eu un modèle émergent de réduction de la part de l'administration et de privatisation21 des ressources publiques basiques comme les travaux routiers, les télécommunications, la fourniture d'électricité et d'eau et même l'éducation. Ceci a contribué à transférer la charge de telles informations, la collecte et la fourniture de données du domaine administratif (public) au secteur privé ou aux entreprises publiques. Ce développement aura un impact sur la fourniture et l'accès aux informations pertinentes dans une société, si le principe de la propriété de l'information (appelés secrets d'entreprises) dans le contexte d'une propriété privée est invoqué. Il serait ainsi utile de contrôler la situation dans ces pays, et de prendre en compte le besoin d'une législation pour obtenir, par des clauses obligatoires, certaines données et certaines informations fondamentales et de base pour le bénéfice du public.

La poursuite avec vigueur d'une politique en faveur d'un système ouvert, qui impliquerait un plus grand nombre de clauses22 juridiques, est ainsi l'une des nombreuses mesures qui ont été prises pour restructurer le secteur bancaire, identifié comme étant à l'origine de la récession actuelle par le gouvernement de Singapour.

Info-riches contre info-pauvres

Le problème des moyens nécessaires pour se procurer les informations et données de bases, qui sont aujourd'hui payantes, quelques unes uniquement pour couvrir les frais de bases, d'autres à des fins de profit, apparaît alors. Il est devenu particulièrement à la mode pour les institutions publiques, surtout en Malaisie23, de faire payer des frais exorbitants, même pour des informations et des publications du domaine public ou pour leurs reproductions, surtout si elles sont sur format électronique. Le danger est de retrouver un fossé qui s'élargit entre ceux qui disposeront des informations et ceux qui n'en n'auront pas, et un droit d'entrée pour tout ce qui serait normalement du domaine public et source de publication.

Et, à moins que la disponibilité et les moyens nécessaires pour obtenir des équipements et des services propres aux nouvelles technologies puisse pénétrer l'ensemble du pays, une érosion nouvelle d'un accès équitable est inévitable. Le danger d'une division entres zones urbaines et rurales est exacerbé. La culture en matière de nouvelles technologies, une formation et une éducation adéquate en ce domaine sont des points importants qui doivent être traités par les gouvernements dans les plus brefs délais.

Les nouvelles technologies, panacée pour combler les fossés et résoudre les problèmes en matière d'information et de connaissance

Est répandue parmi les fonctionnaires (et bien sûr aussi dans beaucoup d'autres secteurs), une mauvaise interprétation qui voudrait que les nouvelles technologies soient la solution unique (Child, 1997), oubliant qu'il ne s'agit que d'un outil et négligeant l'information qui est la base substantielle, sa mise à jour régulière, la maintenance appropriée des logiciels et des équipements concernés. Dans l'euphorie autour des nouvelles technologies, de nombreuses administrations dans ces pays ont mis la barre très haut, ont exagéré son importance et fait un battage publicitaire via les médias de masse dès le départ. Malheureusement, dans plusieurs cas, le discours politique a eu le défaut d'être un simple effet de style : une politique qui ne s'est pas traduite par des mesures exécutoires et décrites comme "un gouffre entre les visions des exécutants et des politiciens" (New Straits Times, 25 janvier 1999). Ainsi, par exemple, malgré des programmes initiaux de formation pour le personnel et des financements, il semble que de nombreux projets en matière de nouvelles technologies traînent, après avoir débuté sur les chapeaux de roue. Ce malaise apparent est évident sur de nombreux sites web de l'administration malaise (New straits times press, 24 janvier 1999), ainsi que l'absence ou le manque de conversion du papier sur support électronique ou de publications ou de bases de données dont les formats électroniques n'offrent pas clairement de meilleures options pour les mises à jour, les facilités d'utilisation, un meilleur accès et une meilleure disponibilité. Néanmoins, même s'il n'y a que des annonces de publications, des listes de publications, des discours, des annonces manifestations et des informations générales de cette nature dans certains sites web, il y a une amélioration par rapport à l'absence totale d'Internet du passé.

Protection et conservation

Dans le désir de numériser l'information et de l'offrir sur support électronique, il y a une défaillance sérieuse de politiques et de procédures en matière de conservation et de pérennisation. L'impression conventionnelle et les formats microformes ont résisté au temps, mais pas les formats de stockage des technologies de l'information, où l'on évalue encore les normes et définit leurs niveaux dans le marché des logiciels et des composants électroniques. Il est bien connu que tous les dix à dix-huit mois, les équipements, les logiciels et même les réseaux deviennent obsolètes. Et avec la prolifération de sites web et le nombre accru de connexions, la conversion vers des cédéroms et produits assimilés, ainsi que les disquettes et le stockage sur des serveurs, se manifeste un véritable souci, surtout de la part des bibliothécaires et d'autres professionnels de l'information, pour que le secteur public examine de manière urgente ce problème ainsi que les points relatifs à l'archivage. De nombreux sites web et de bases de données en ligne proposent des périodes d'archivage courtes pour les documents électroniques. En Malaisie, la Bibliothèque nationale de Malaisie a créé récemment une commission nationale chargée de prendre en compte cet aspect et d'autres thèmes qui y sont liés, parmi lesquels on peut citer la mise à jour démesurée des versions papier, des articles et des discours insérés dans le site web qui pose la question de savoir quelle(s) version(s) devrai(en)t être " sauvegardée(s) " et combien d'entre elles dans un processus donné.

Les dispositions en matière de dépôt légal doivent également être prises en considération et mises à jour pour inclure l'information numérique, car même dans les législations existantes, peu d'entre elles imposent aux ministères et aux administrations un dépôt de leurs publications par le biais d'une agence agréée (généralement, la bibliothèque nationale) et les supports définis n'incluent pas les formats numériques.

Les dépôts, le contrôle bibliographique et la mise à disposition

Tous les textes juridiques sur le dépôt légal n'incluent pas de manière explicite les services ministériels et administratifs. On doit remédier à ce " silence ". Et, bien que la plupart des pays qui ont des dispositions en matière de dépôt légal ont confié à une entité centrale, comme les bibliothèques nationales, le soin d'exécuter ces dispositions juridiques, de nombreuses informations publiques et de publications officielles échappent au réseau, en raison surtout de l'ignorance ou du manque de support pour une telle exigence de la part du personnel. Aucune priorité n'est accordée aux buts assignés à la bibliothèque nationale (d'où le manque de personnel). Elles dépendent des dépôts automatiques des secteurs commerciaux et non de personnel assigné pour collecter de manière plus énergique de tels matériaux : le recours légal en cas d'absence de dépôt n'est pas réaliste car la mise en accusation est du ressort d'un autre service administratif. Le contrôle bibliographique n'est pas non plus une priorité majeure et il enregistre un retard d'un à deux ans. De nombreux titres ont un tirage et une distribution limitée. Il n'y pas d'agence centrale, en dehors des imprimeries nationales (qui vendent uniquement ce qu'elles impriment, et la plupart des informations publiques et des publications officielles ne passent pas entre leurs mains), comme pour une librairie officielle vendant toutes les informations publiques et les publications officielles.

Authenticité et validation

Le problème de l'authenticité des versions juridiques des documents du secteur public sous une forme électronique, surtout ceux qui sont diffusés sur le web ou d'autres formats en ligne doit être examiné. Il y a beaucoup de chose à faire, surtout dans le cas de la Malaisie et de Singapour qui ont pris les devants pour faciliter la mise à disposition de données publiques sur support électronique. Les tribunaux prennent encore en compte les copies papier comme seuls documents qui fassent autorité. Les politiques adoptées aideront considérablement les bibliothèques et les centres d'information dans les services proposés, le développement des collections et l'accès au grand public.

Liberté d'accès à l'information: un processus d'accompagnenent à une économie de marché ouverte

Le fossé important de développement économique, social et politique entre un groupe de pays de la région (tous présents sur le continent) et un autre groupe (dont tous, sauf un, sont insulaires) se retrouve aussi dans l'état de l'art de leurs informations publiques et de leurs publications officielles, incluant le support numérique. Le cas des Philippines et de la Thaïlande où la démocratie de style occidental a été développée, accompagnée par la liberté24 d'accès à l'information, démontre que l'information publique et les publications officielles seront plus disponibles et accessibles. Et, même si le secteur politique est lent à se " relâcher ", les impératifs sous-jacents des systèmes d'une économie ouverte concurrentielle et de libéralisation du marché pour un accès rapide à des données statistiques et à des informations essentielles correctes sont propres à forcer, presser ou motiver les administrations à répondre mieux aux attentes des usagers en matière données publiques, comme cela a été pris en compte de manière surprenante par le Vietnam. Même ainsi, la mondialisation de chaque facette des activités de la société, conduites toutes de manière impitoyable par les nouvelles technologies, ne peut qu'améliorer à terme la mise à disposition et l'accès aux informations publiques dans le reste de la région.

Les nouvelles technologies au niveau national : politique et exécution

Les administrations dans ces pays réagissent comme des " grenouilles " et sautent à pieds joints dans le wagon général " frénétique " des nouvelles technologies. Il serait mieux pour chacune de tirer parti des politiques existantes et d'inventorier celles qui, dans les situations actuelles, peuvent être atteintes, et pour les nouveaux de s'assurer qu'il y ait des politiques pour définir le cadre, le calendrier et la stratégie que le pays veut et peut adopter. En outre, la fourniture et l'accès aux données publiques doivent être intégrés dans un cadre politique holistique pour les nouvelles technologies et l'information, permettant d'estimer quelles sont les données officielles qui devraient continuer à paraître sur format papier, et celles qui doivent être proposées sur format électronique en fonction de paramètres comme l'intérêt, la sensibilité au temps et la valeur archivistique. Jusqu'à présent, il y eu une absence de débat et de discussion au niveau national.

CONCLUSION

A la lumière de la mondialisation des activités humaines, étayé par la force inéluctable et pénétrante des nouvelles technologies, il n'y a aucun doute que, dans un avenir prévisible25, les informations publiques et les publications officielles puissent être plus disponibles et plus accessibles dans les pays de l'Asie du sud-est. Les facteurs " push and pull " de la mondialisation, de la démocratisation, les développements d'économies ouvertes et la maturation inévitable et définitive de la société auront pour conséquence la fourniture d'informations publiques et de publications officielles à jour, de meilleure qualité et en plus grande quantité dans la région.

Naturellement, en fonction de l'état de développement existant dans chaque pays, il y a différents degrés d'"ouverture" et de "transparence" dans le type et la profondeur de l'information, la nature de formats disponibles pour les informations et les publications et l'accessibilité dans les dix pays. Cela sera reflété et traduit par le progrès qui existera plus ou moins dans le processus politique comme dans la démocratisation, par les valeurs intrinsèques portées par la société et la saisie d'une économie de marché ouverte. Alors que l'optimisme qui voudrait que la plupart des pays se rallieront à ce point de vue, les problèmes et sujets inhérents - exposés dans cet article - doivent être examinés et résolus.

Avec l'approche imminente du 21e siècle et à l'aube d'un nouveau millénaire, le dernier Index de la société de l'information26 mondial a placé Singapour en 4e position, la Malaisie, la Thaïlande, les Philippines et l'Indonésie respectivement à la 34e, 45e, 46e et 54e place. En marche vers le nouveau millénaire, comment tout ceci va se traduire par une multiplication d'informations publiques et de publications officielles de meilleure qualité présentées sous différents formats dont les formats propres aux nouvelles technologies, dépendra de l'avancement (et du développement) politique, économique et social de chaque pays.

NOTES:

1 Nom de l'auteur : Ch'ng [Mél : chngks@iseas.edu.sg].

2 Les dix pays concernés sont le Brunei, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Viet-Nam, tous membres de l'ASEAN (the Association of Southeast Asian Nations), l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est, créé en 1967, dont les derniers membres sont le Viet-Nam (1995), le Laos (1997), le Myanmar (1998) et le Cambodge (1999).

3 C'est une exigence de l'ASEAN. Paradoxalement, les délais étaient toujours respectés avant l'adhésion à l'ASEAN.

4 Il y avait un meilleur accès à l'information durant la période coloniale où l'information statistique et les publications étaient systématiquement collationnées et produites et des recensements tenus et publiés régulièrement. Le dernier recensement général date de 1983. Cf. Statistics on the burmese economy, the 19th and 20th centuries. Compilé par Teruko Saito et Lee Kin Kiong, Singapour, Institute of Southeast Aisan Studies, Singapour, 1999.

5 Il n'y a jamais eu de groupe d'enquête (même au sein des ONG) de cette nature et avec ce mandat, et aucun rapport n'a été rendu public au cours des 30 années de règne de Suharto.

6 L' "Official Secrets Act " : en1994, le gouvernement de Singapour accusé cinq personnes dont un haut-fonctionnaire de la banque centrale, d'avoir publié sans autorisation et de manière inopportune un court communiqué donnant une estimation de la croissance économique de 4,6 % par rapport au deuxième trimestre 1992. Le procès a duré 42 jours et toutes ces personnes, jugées coupables, ont du acquitter une amende "destinée à créer un principe qui veut que toute brèche au OSA fera l'objet d'une poursuivi en justice ". (Straits Times, 1 April, 1994).

7 Sedition Act: en 1998, un parlementaire de l'opposition a été emprisonné pendant 18 mois (et a perdu ainsi son siège) pour avoir publié des allégations de viols de de la loi contre un politicien du parti politique au pouvoir, alors Premier Ministre.

8 Il est intéressant de noter que récemment le Premier Ministre malais longuement au pouvoir, déterminé à obtenir un soutien international pour ses projets en nouvelles technologies favoris, alla rapidement au-delà de l'avis de ses fonctionnaires qui ont menacé d'introduire une politique de censure en raison de l'apparition de messages et d'affiches anti-gouvernementaux. Récemment aussi, le gouvernement de Singapour a fait des excuses complètes à des usagers d' Internet pour n'avoir pas signalé "les intrusions" faites par un fournisseur d'accès à l'internet local avec l'aide du Ministre des affaires intérieures dans des comptes Internet pour contrôler l'existence de "virus" .

9 Borneo Bulletin, 22 septembre 1998

10 Brunei Darusalam est une monarchie absolue.

11 Malaisie, les Philippines, Singapour et Thaïlande.

12 Malheureusement, la crise monétaire et économique en Asie a quelque peu renversé la vapeur.

13 Plan national pour la technologie de l'information

14 Qualifié de plan de maîtrise des nouvelles technologies pour la Thaïlande, ses trois "piliers" sont "de meilleures télécommunications et des infrastructures de réseaux, le besoin d'amélioration des compétences intellectuelles des travailleurs et la bonne gestion gouvernementale".

15 cf. Towards social equity & prosperity: Thailand IT policy into the 21st century. National Information Technology Committee (NITC) Secretariat, 1997; Getting ready for the new millennium: what are the Thai Government's actions towards the year 2000, 1997 report; IT projects into the future, by Thwaweesak Koanantakool, 1998.

16 L'allocation se montait à 4,2 milliards de bahts (335 million $ US (pour une période de plus de trois (?) ans)

17 Voir The National Information Technology Plan (NITP) within the context of Philippines 2000.

18 Voir IT agenda action for the 21st century (1997). Manila, NITP

19 Les MSC comprend sept applications majeures, viz.(ndt : ?), applications multimédia, administration électronique (zéro papier) carte intelligente multi-objets, la télémédicine et les écoles intelligentes

20 Il s'agit un plan mieux articulé et mieux ciblé que son précurseur : le concept IT2000 1992.

21 Pour réduire de manière ostensible les dépenses publiques et créer une concurrence, dans de nombreux cas, il y a simplement eu un changement de personnes, avec peu, voire pas du tout de concurrence, et cela s'est transformé en monopole. Pire, ils sortent de la comptabilité publique quand, comme par le passé, des rapports périodiques devraient être faits pour le corps législatif. Il y a une absence de corps réglementaire, comme dans certains pays occidentaux.

22 Quoiqu'il en soit, ironiquement, en vertu de l' Official Secrets Act , le gouvernement a accusé quatre fonctionnaires, dont un fonctionnaire de haut rang travaillant au MAS (the Monetary Authority of Singapore), en vertu de l' Act de divulgation, avant que le Ministre ne donne le taux de croissance pour l'année.

23 Il semble qu'il y ait une réponse plus qu'enthousiaste au concept de Malaysia Inc. dans lequel de nombreuses activités du secteur public sont perçues comme des potentiels de contractualisation et de privatisation, pour lesquels des allocations sont réduites ou retirées, et l'on attend des différentes organisations qu'elles s'autofinancent. En ce moment l'éducation, et les universités qui ont été ciblées, ripostent par un accroissement de tous leurs frais d'inscription et des prix de leurs produits.

24 Dans ces deux pays, il y a une presse libérée de toute entrave, au point qu'une certaine presse populaire, surtout aux Philippines a pu bénéficier d'avantages inconsidérés et est devenue irresponsable, d'où des assignations en justice pour diffamation faites contre eux par le nouveau Président récemment.

25 Sauf pour le Mynamar

26 Bangkok Post, 28 avril 1999. Aucun des autres pays de l'Asie du sud-est n'a pu être classé dans l'International Data Corp (IDC) "Le rapport ISI suit les données de 55 pays qui représentent 97 % du PNB mondial et 99 % des dépenses en nouvelles technologies de l'information". Il propose des estimations et des prévisions jusqu'à l'an 2002 pour "23 différentes variables englobant quatre catégories sur l'infrastructure " qui incluent "un classement en matière d'information ", "un classement en matière d'équipements" et "un classement en matière d'Internet".

REFERENCES:

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Colloquium on Academic Library Information Resources for Southeast Asian Scholarship, 3-5 November, 1997, Kuala Lumpur (1997). Proceedings. Kuala Lumpur, University of Malaya Library.

The Eighth national economic and social development plan (1997-2001) (1997). Bangkok, Office of the Prime Minister, National Economic and Social Development Board.

Guide to official publications of foreign countries, second edition (1997). Bloomington, Indiana University Libraries.

Guides to information sources in official publications. Edited by Valerie J. Nurcombe (1997) United Kingdom, Bowker-Saur, Maypole House.

Howland, Joan Sidney (1998). The 'Digital Divide': are we becoming a world of technological 'haves' and 'have-nots?'. In The Electronic Library, v. 16, n. 5, October 1998 (287-289).

Joint LAS/PPM Conference on IT in the Next Millennium, 21-24 June,1998, Kota Kinabalu (1998). Proceedings.

Mid-term review of the seventh Malaysia plan 1996-2000 (1999). Kuala Lumpur, Economic Planning Unit, Prime Minister's Department, Percetakan Nasional Malaysia Berhad.

Moore, Nick (1998). Policies for an information society. In Aslib Proceedings, v. 50, n. 1, January 1998 (20-24).

[cf. différents sites web gouvernementaux]

REMERCIEMENTS

ISEAS Library: Ms Gandhimathy Durairaj, Head, Reference, pour l'assistance en matière de recherche d'information bibliographique y compris sur Internet et pour la fourniture de documents ; Ms Iris Kim pour son aide en matière de secrétariat Ms Rosna Taib, Chief Librarian, University of Technology, Malaysia; Ms Shahar Banun Jaafar, Acting Director-General, National Library of Malaysia; Ms Nellie binti Dato Paduka Haji Sunny, Deputy Director, Dewan Bahasa dan Pustaka, Brunei; Mrs Khoo Siew Mun, Sunway College, Kuala Lumpur; Ms Linda Yip, Director, InfoKini Consultancy, Kuala Lumpur, pour leurs réponses rapides aux questions et requêtes qui leur ont été faites.

NOTE DE L'AUTEUR
L'auteur est responsable des données, des points de vue et des opinions exprimées dans cet article. Ils ne reflètent et ne représentent en aucune manière ceux de l'ISEAS (Institute of Southeast Asian Studies) de Singapour.

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Latest Revision: August 3, 1999 Copyright © 1995-2000
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